VOS OBJECTIFS

7 façons de faire fructifier son argent

  1. Investissez en locatif sans souci

    Investir dans l’immobilier locatif, c’est bâtir un patrimoine solide et durable, percevoir des loyers et même bénéficier d’avantages fiscaux. Pour concrétiser ce projet, il vous faut acheter un logement, sélectionner un locataire, gérer le bien et suivre toute une série de règles et de formalités.

    Bonne idée : acheter des parts de SCPI permet de faire jouer l’effet de levier (crédit à environ 1% pour un rendement à 5%) et de défiscaliser les revenus (les intérêts étant totalement déductibles). Ceux qui sont à un haut niveau de revenus, donc d’impôt, ont intérêt à mettre leurs parts de SCPI dans une assurance-vie ; ainsi les revenus au lieu d’être taxés jusqu’à 60% ne le seront qu’à moitié, à 30% du fait de la flat tax.

  2. Roulez en immobilier « hybride »

    Cette motorisation en vogue pour les voitures l’est aussi en matière d’épargne. Il s’agit des Organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) avec leurs deux modes de propulsion : l’immobilier physique (comme les SCPI) pour environ 60% et l’immobilier financier (actions foncières cotées en Bourse et obligations foncières, pour environ 20 à 30%). Avantages par rapport aux SCPI : 1) ce fonds d’investissement a une poche de cash de 10 à 20% qui permet de rembourser rapidement les épargnants voulant revendre leurs parts ; 2) la performance, du fait des actifs financiers, peut être un peu meilleure (mais elle peut être aussi un peu moins bonne lorsque les marchés sont chahutés) ; 3) fiscalement, avec ce type de placement fait pour entrer dans une assurance-vie, les gains ne sont pratiquement pas taxés. Et pour ceux à la tête d’un patrimoine important, ces OPCI ne subissent l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qu’à hauteur de leur immobilier physique (ce qui revient à une exonération d’environ 40%).

    Plusieurs établissements proposent cette solution. Amundi (Crédit Agricole, LCL) gère ainsi le plus gros fonds, Opcimmo, qui pèse plus de 6,46 milliards d’euros. Sur trois ans, Diversipierre (BNP Paribas) a fait gagner 6,2% annuellement aux épargnants, Dynapierre (SwissLife) 5,4%, Immo Diversification (AEW Ciloger/Natixis et Banque postale) 5,2% et Amundi 3,6%.

    Bonne idée : Sofidy lance cette semaine son OPCI « Pierre Europe ». C’est la première société de gestion indépendante à le faire, et l’un des plus importants gestionnaires (près de 4,5 milliards d’euros d’actifs gérés). « Ce type de placement est aussi une solution intéressante pour placer de la trésorerie de son entreprise à moyen terme », observe Jean-Marc Peter, son directeur général.

  3. Dopez-vous au crowdlending

    C’est l’un des placements les plus intéressants, qui allie l’intérêt financier et l’utile à l’économie. Il s’agit de prêter de l’argent à une PME afin de financer son projet de développement via une plate-forme de « crowdlending » (littéralement, prêt par la foule).

    Lendix permet aux PME européennes d’emprunter de 30 000 à 5 millions d’euros sur trois mois à sept ans, grâce à sa base de plus de 30 000 prêteurs enregistrés (11 000 actifs) pour un encours moyen de 120 euros par projet, avec 5,1 à 8,3% de taux d’intérêt annuel (variable selon le niveau de risque). Evidemment, il ne faut pas comparer avec un livret A : avec le crowdlending, vous ne pouvez pas reprendre votre argent à tout moment et il n’est pas impossible de perdre votre mise si l’emprunteur se « plante ». Mais à ce jour « le taux de défaut est inférieur à 1% », observe Olivier Goy. « Le professionnalisme dans la sélection des dossiers est essentiel », ajoute Thomas de Bourayne, le président de credit.fr, autre plate-forme très active.

  4. Faites piloter votre assurance-vie

    On le sait, les rendements de l’assurance-vie en euros (garanti) sont au tapis ou presque. Normal : les emprunts que les assureurs achètent pour placer votre argent sont au même niveau que les crédits que vous prenez pour votre maison, vos travaux ou votre voiture ! Là encore, la solution c’est la diversification. L’assurance-vie est une enveloppe de placements, libre à vous d’y mettre ce que vous voulez en piochant dans le panier de solutions de votre assureur. Mieux, des assureurs proposent « la gestion pilotée », c’est-à-dire de gérer à votre place les options de fonds. Cette assistance a cependant un coût, de l’ordre de 0,2% par an de votre encours.

  5. Consommez la bourse avec modération

    Tous les fonds d’investissement sont notés selon leur niveau de risque par l’Autorité des marchés financiers : de 1 pour un risque quasi nul, correspondant aux fonds monétaires, investis en titres d’emprunt de très court terme, à 7 pour un risque élevé, où les fonds sont investis en actions cotées. Il faut avoir en tête que le niveau de risque accepté commande le potentiel de performance : de 1 à 3, le risque de pertes est faible, mais la chance de gains l’est aussi !

  6. Profitez de l’épargne salariale

    Il existe un accord de participation dans votre entreprise ? Alors vous pouvez mettre de l’argent de côté, avec l’abondement de la société, qui peut atteindre jusqu’à trois fois votre mise. Soit dans un plan d’épargne entreprise (PEE), qui va permettre des retraits sans impôts cinq ans après ; soit dans un plan d’épargne retraite collectif (PERCO), qui va se déboucler à la retraite. Les indépendants (professions libérales, artisans, commerçants…) ont-elles aussi leur plan d’épargne (si l’entreprise a au moins un salarié, même à mi-temps), avec le PEEi ou PERCOi (le i signifiant interentreprises).

    Attention au choix du gestionnaire de cette épargne.

  7. Redécouvrez l’intérêt du portefeuille

    « Les actions, c’est risqué » entend-on souvent. Certes. Mais c’est « liquide », vous pouvez reprendre votre argent à tout moment. Et fiscalement avec la nouvelle flat tax qui plafonne l’impôt à 30% la prise de risque est enfin fiscalement encouragée !